5 choses à faire à Arugam Bay

Nous voilà à Arugam Bay ! Le principal attrait de la ville étant le surf, je savais que c’était la fin de la saison suite à la fin des vagues, mais j’avais vraiment envie de découvrir ce petit paradis du surf. On a donc pris le bus d’Ella à Arugam avec changement à Moneragala. Comme on rêvassait, on loupe notre guest house et on doit remonter toute la rue principale à pieds, ce qui nous permet de découvrir l’endroit ! C’est effectivement désert mais à première vue, très mignon.

Après avoir posé nos affaires dans notre petite chambre, on part découvrir la plage, déserte elle aussi si on ne compte pas les pêcheurs encore en plein travail… Naturellement et sans avoir besoin d’en discuter, on sait qu’on ne pas s’attarder dans le coin, une journée suffira amplement à découvrir tout ce qu’Arugam Bay a à offrir hors-saison.

1. Collectioner les jolies devantures

Qui dit paradis des surfers, dit guest house à foison. J’ai adoré découvrir toutes les devantures aux styles californien, hawaïen et j’en passe. Un joli mélange. Je serais bien curieuse de revenir en pleine saison et voir l’endroit rempli de touristes,  je suis sûre que mon sentiment pour Arugam Bay ne serait pas le même mais sans savoir dans quel sens ça tendrait.

2. Regarder le coucher de soleil à Elephant Rock

Après avoir arpenté le “village”( j’ai l’impression qu’Arugam Bay se résume à une route et une plage) de long en large, on arrête un tuk-tuk pour qu’il nous amène à Elephant Rock, à 15 minutes d’ici. Apparemment ce serait 1200 LKR (A/R), il va bientôt faire nuit, on négocie rapidement un peu moins et on embarque ! Une fois sur place, notre chauffeur, un petit papi adorable nous accompagne jusqu’au fameux rocher perdu dans les marécages. On croise plusieurs panneaux signalant la présence de crocodiles, j’avais vu que ça craignait mais tout ça me le confirme bien.

Le soleil est déjà passé derrière la ligne d’horizon et le ciel s’assombrit et je sens notre petit papi pas rassuré du tout. Il nous amène sur le rocher rapidement mais je sens bien qu’il a envie qu’on déguerpisse (et le fait que 3 jours avant, Bastien, ailleurs sur l’île, avait du sortir de l’eau car il y avait un crocodile dans l’Océan n’a pas aidé à me rassurer). De toute façon, on est arrivées trop tard, il fait quasi nuit, il n’y a plus grand chose à prendre en photo, on rembarque dans notre tuk-tuk.

Et là magie ! La veille j’avais pris la décision, après avoir éplucher les avis de tous les parcs de l’île, de ne pas aller voir d’éléphants en safari. Même si ce ne sont pas des animaux en captivité, l’idée d’avoir des dizaines de jeeps autour des troupeaux me rebutait complètement et je ne voulais pas faire partie de tout ça. L’Univers voulant sûrement me remercier mais pas trop, ne voilà-t-il pas qu’on croise un éléphant sauvage sur notre route !

Bon en vrai il paraît que c’est hyper dangereux et vu comment a réagi notre petit papi je veux bien le croire. Moteur et phares coupés, on a attendu sagement que ce grand bonhomme poursuive sa balade nocturne un peu plus loin pour repartir tout discrètement. Perso j’étais bien trop émerveillée pour avoir peur, du coup j’ai profité de ces longues minutes à l’observer comme je pouvais. J’ai tenté une photo mais bon, comment dire…

3. Surfer à Whisky Point

Le lendemain matin, réveil à l’aube, on a réservé un cours de surf chez Dylan. Les avis sur Tripadvisor sont top, les prix affichés et ne connaissant pas l’endroit, on se dit que c’est mieux d’être accompagnées. L’instructeur nous rejoint au shop et nous amène à Whisky Point. Sauf que… C’est le calme absolu. Tu peux pas faire plus flat que ce matin là. Et en même temps, je me dis qu’on est pas hors-saison pour rien. On va jeter un coup d’oeil rapidement à Baby Point (en saison quand il y a des grosses vagues à Whisky et sur les autres spots, Baby Point est parfait pour les débutants) mais rien non plus… Il faudra attendre le Sud pour le surf !

4. Discuter avec les pêcheurs au petit matin

Il est encore très tôt, on se dit que les pêcheurs doivent juste rentrer et on décide d’aller les voir, tous ces bateaux colorés, la lumière du matin, ça donne un tableau magnifique. Et pour ne rien gâcher, tout le monde est vraiment adorable. C’est toujours un peu délicat d’être touriste en mode vacances voili-voilou et d’aller observer des gens en plein boulot, qui plus est bien physique. Mais, comme on avait pu le sentir la veille, tout le monde paraît content d’avoir de la compagnie, les pêcheurs sont de super bonne humeur, très souriants et avenants (et pas dans le mauvais sens du terme ).

5. Rendre visite à WasteLess Abay

Sur le chemin du retour à l’auberge, on tombe sur un joli endroit. Enfin joli, je crois que sur cette île tout paraît joli de toute manière, mais disons joli bien au delà de son look… WasteLess Abay. Je vous l’avais déjà dit dans mon article sur Trincomalee mais niveau gestion des déchets, c’est une catastrophe, les plages et les bords de route sont remplis de plastique. Alors quand je découvre qu’une petite asso s’occupe du recyclage des bouteilles en plastique, je me dis qu’il y a encore un petit espoir et qu’avec un peu d’éducation et de moyens, cette jolie île pourra être sauvée de ce qui l’attend… Les bouteilles sont envoyées à Galle pour le recyclage et les bouchons récupérés pour être fondus et transformés sur place dans les préfabriqués.

Après avoir fait quelques achats de bouchons recyclés (ils étaient adorables et nous ont offerts des petits goodies, je pense qu’ils étaient contents de voir qu’on était intéressées et emballées), on est retournées à la guest house faire nos sacs et attendre le bus. Je crois qu’on était les seules résidentes mais il y avait une douzaine d’employés ! En fait c’était des jeunes en stage, on a pu prendre le temps de se poser avec eux, il y en avait qu’une qui parlait un petit anglais, les conversations étaient donc bien amusantes, surtout quand tu leur dis que t’as 32 ans et que t’es toujours pas mariée haha.

Un petit quart d’heure avant l’heure de notre bus, on sort l’attendre devant et on se retrouve avec les deux agents de sécurité qui gardent le terrain d’en face, ils nous font mettre à l’ombre, encore une fois on papote comme on peut avec la barrière de la langue (donc oui j’ai compris qu’ils étaient deux agents à surveiller un terrain vide 😂), et nous aide à embarquer dans le bus avec nos gros sacs. J’aurais l’occasion d’en reparler mais j’ai beaucoup enttendu qu’en tant que fille seule le Sri Lanka est un pays qui peut être vite chiant (et c’est pas faux non plus) mais à côté de ça on a rencontré tellement de personnes bienveillantes et sans aucune arrière pensée, femmes et hommes confondus.

📍 ARUGAM BAY

🚌 Bus Ella-Arugam (changement à Moneragala) : 270LKR

🌴 Arugam Bay (et ses pêcheurs)
🏄🏻‍♀️ Baby Point pour les débutants
🏄🏻‍♀️ Whisky Point / Pottuvil Point
⛰ Elephant rock : 1000 LKR le tuk-tuk A/R
🕌 Kudumbigala Monastery (je regrette vraiment de ne pas l’avoir fait la vue a l’air folle)
➕ Arpenter le village et toutes ces jolies devantures

De manière générale :
🏠 Hébergement : 1200-2000LKR / nuit
🛵 Tuk-tuk : ±60LKR / km
🍲 Repas : 200-400LKR
Un article “guide pratique” est en préparation 😉

Emilie

Photographe mariage et lifestyle basée à Toulouse, Emilie aime les gens un peu fous et plein d’amour, mais surtout, elle aime capturer tous ces petits moments de bonheur qui rendent la vie plus jolie ! De par son métier, elle pose souvent ses bagages aux quatre coins du monde et partage ses carnets de voyages par ici, entre DIY, expérimentations photographiques et bonnes adresses toulousaines ;)

4 Commentaires

  1. Reply
    Ornella

    Je ne sais si c’est l’hiver parisien, mais j’ai très envie de me retrouver dans la moiteur du Sri Lanka ou de la Thailande, leurs oiseaux, leur ciel. Ca me manque.

  2. Reply
    Enolla

    je ne connaissais pas du tout ce petit coin de paradis, et tu m’as vraiment donné envie de le découvrir! les photos sont vraiment magnifique by the way!

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