Ascension du Roc Blanc !

Dit comme ça, ça fait vraiment la grande aventure de l’extrême… Laissez-moi rêver.

Surement dernière rando de l’année sans avoir à chausser des crampons ou des raquettes, premiers deux jours de repos d’affilés, c’était le moment ou jamais d’aller passer une nuit dans les montagnes. On est parties avec Léo, rencontré sur le groupe de rando qu’on a créé avec Elsa. Il propose toujours des rando de fou (de mon point de vue de bébé sportive) mais je suis jamais dispo. SAUF CETTE FOIS-CI. ALLELUIA.

Du coup je ne me suis même pas posée de question de dénivelé, difficulté, froid, j’ai dit oui et je me suis dit qu’une fois que j’y serai, je n’aurais de toute façon plus le choix !

Il a fallu faire le sac pour la nuit, donc embarquer duvet assez chaud, matelas, le strict minimum mais je me suis quand même retrouvée avec 10kg sur le dos (dont 2 kg d’appareil photos, argh). C’est fou comme ça monte vite, entre une polaire un peu chaude, de l’eau pour 2 jours… Ça m’a fait un peu flippé quand je l’ai pesé la veille puis finalement le poids n’a pas été un problème, les sacs sont super bien conçus et s’ils sont bien réglés le poids est très bien réparti entre les épaules et les hanches. 1000 mètres de dénivelé les doigts dans le nez !

Après une montée rapide jusqu’au lac du Laurenti (c’était la première rando de toute ma vie !!! J’ai vu ça comme un signe, genre la boucle est bouclée, je vais tomber dans un ravin et mourir là-bas mais en fait non, tout s’est bien passé), on a poursuivi l’ascension jusqu’au Roc Blanc. Il y avait cette petit brume matinale que j’aime tant, mélangée aux couleurs d’automne qui commencent à pointer le bout de leur nez, c’était juste trop beau.

La descente de l’autre côté du roc nous inquiétait un peu, le topo indiquait un passage un peu difficile mais finalement tout a été (heureusement le terrain était sec, avec un peu de boue je pense que ça aurait été VRAIMENT galère). Un peu de prudence et de gainage et on a finit par retrouver un sol plus stable avant de s’engouffrer dans une petite forêt. A la base on avait prévu de pousser un peu plus loin et de continuer la rando le lendemain mais ma soeur avait les genoux en vrac et a préféré qu’on écourte. On a donc continué le chemin en sachant qu’on avait deux potentielles cabanes sur le chemin. Léo n’arrêtait pas de dire “on va voir la première mais je pense qu’on continuera jusqu’à la seconde”… Quand on est arrivés devant j’ai compris.

Voilà, voilà 😂. Bref, on a continué jusqu’à la seconde cabane.

Et on a bien fait, elle était trop chou !! Il y avait une petite cheminée qui n’a pas été de trop avec les températures actuelles. On s’est fait un petit couscous (oui, oui) et un gros dodo avant de repartir le lendemain matin. C’était tellement cool de passer la nuit là-bas ! On a même pas eu froid (j’avais un duvet 10 degrés mais j’avais pris des vêtements techniques bien bien chaud). Et commencer sa journée en faisant pipi dans les bois, y a que ça de vrai !

Pour connaître toutes ces petites cabanes et leurs commodités, Léo a un super site : www.refuges.info.

Le Roc Blanc
🚩Le Pla
👞 Difficile (en toute subjectivité) – ⏰ 5h30 – 🗻 D+ 1000m – ⭕ Boucle
💻 www.rando-marche.fr

Du coup j’ai pris la décision de partir une semaine au printemps prochain ! J’ai envie de voir jusqu’où je peux pousser, en terme de marche, en terme de “bonjour je dors seule dans une cabane à la Blair Witch sans me faire pipi dessus”, voir si j’arrive à suivre un parcours aussi long sans me perdre dans les montagnes… Je vais préparer tout ça calmement mais sûrement et j’espère partager l’aventure par ici d’ici un an !

Emilie

Photographe mariage et lifestyle basée à Toulouse, Emilie aime les gens un peu fous et plein d’amour, mais surtout, elle aime capturer tous ces petits moments de bonheur qui rendent la vie plus jolie ! De par son métier, elle pose souvent ses bagages aux quatre coins du monde et partage ses carnets de voyages par ici, entre DIY, expérimentations photographiques et bonnes adresses toulousaines ;)

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