Jordanie #1 : la Mer Morte

Janvier dernier, Charlotte me propose sorti de je-ne-sais-où de partir en Jordanie. Toute incapable de dire non à un voyage que je suis, je lui réponds “ok”, on se connecte, on trouve une semaine de vacances commune, on prend les billets, et nous voilà 5 mois plus tard dans un avion en direction de ce pays magique. Sauf qu’à ce moment-là, je ne le sais pas encore. La tonne de boulot qui m’est tombée dessus juste avant le début de ma saison et l’envie de garder un peu de mystère a fait qu’on a commencé à vraiment préparer et réserver nos nuits dans la file d’attente de l’embarquement.

Un vol de nuit plus tard, je découvre toute émerveillée le ciel jordanien sur le parking de l’aéroport. C’est l’aube, tout est mauve, jusqu’au petites fleurs des arbres entre les voitures. Les 7 prochains réveils avant le lever du soleil m’apprendront que ce mauve était juste pour l’accueil. Mais on reparlera de mes tentatives de lever du soleil plus tard 😉. Une fois la voiture de location récupérée (je ferai un article spécial avec tout plein d’infos pratiques à la fin, promis !), on a pris la direction de la Mer Morte, Vieux rêve d’enfant qui a les photos de son livre d’histoire-géo de 6° dans la tête…

La route en partant d’Amman est vraiment belle. On comprend pourquoi on a trouvé zéro hôtel dans cette zone : c’est le désert. On suit les panneaux du complexe panoramique et au bout de longs lacets on tombe enfin sur une vue à couper le souffle mais impossible de s’arrêter. On continue vers le Nord, on a lu partout qu’il n’y avait aucune plage publique et qu’il fallait passer par des hôtels pour pouvoir y accéder (et prendre une douche indispensable ensuite à cause du sel sur la peau).

On a commencé par les hôtels de luxe mais ça coûtait une blinde (30 JD) et impossible d’y manger (et on crevait la dalle pour dire ce qui est). On a fini au Amman Beach pour 20 JD, plage privée visiblement bon marché… Et là quand on rentre… Le chaos. On a poussé jusqu’à aller au bord de la mer mais c’était une cata, toutes les chaises dans l’eau, les installations cassées, tout un tas d’ouvrier en train de les remettre sur pied et une eau dégueu entre deux grillages pas ragoûtants et une horde de chiens errants peu accueillants. Grosse DECEPTION. On arrive à se faire rembourser sans souci avec l’explication qu’il y a eu une tempête la veille.

Après une bonne sieste dans la voiture (parce que si vous avez suivi, il est 7h du mat à ce moment-là), on se fait une raison pour la Mer Morte et on décide d’être efficace et de faire le plein. ET on a toujours très faim. Et comme la vie est faite de jolis hasards, sur notre chemin on croise un endroit tout mignon, aux jolies couleurs pastels et objets de récup’. On tente le coup pour savoir s’ils font à manger, on nous dit simplement “vous avez du temps ?”, on répond que oui et commence le début de jolies rencontres.

L’endroit est en fait Al Numeira Nea, une association de protection de l’environnement (et croyez-moi, il y en a bien besoin dans le coin) qui fait café, resto, woofing, location de vélos et plein de petits trucs comme ça trop cool. Pendant qu’on nous prépare le repas (en allant directement chercher les légumes dans le potager), William, le directeur (enfin je pense), nous fait faire le tour, nous présente le travail des bénévoles, etc.

Tout le monde est adorable, l’ambiance est toute détendue… On nous a trop chouchouté sans jamais en faire trop ou essayer de nous vendre quoique ce soit, et le repas était juste TROP bon. On discute avec Abdullah, un des bénévoles, et on lui parle de nos mésaventures de la matinée. Du coup il nous montre un endroit où on peut garer la voiture pour aller se baigner sans avoir besoin de passer par une plage privée ! Et pour la douche, on est les bienvenues au retour (il faut vraiment pouvoir se rincer après avoir fait trempette dans ce bain de sel). Après la traditionnelle sieste de Charlotte, on reprend donc la route, décidées à flotter nous aussi…

Une fois la voiture garée le long de la route, on a crapahuté une petite quinzaine de minutes pour rejoindre la rive. C’est un endroit où la mer a été pas mal asséchée, du coup le sol est tout fait de sel, c’est assez étrange comme sensation. L’émerveillement face au paysage digéré (mais qui a duré un bon moment), on a tombé le pantalon pour aller tester ça de nos propres corps et c’était trop, trop cool.

Bon en vrai la sensation n’est pas inconnue car on a vraiment l’impression d’avoir une bouée ou un gilet de sauvetage (vous vous êtes peut être jamais baignés avec une bouée ce-là dit…). On ne s’en rend pas compte tout de suite, c’est quand on lève les pieds qu’on a l’impression de passer en apesanteur. C’est excellent de pouvoir se tourner, prendre des positions WTF et d’être là tranquilles, à la surface de l’eau. Ça aurait été vraiment trop dommage de louper ça,

Une fois le stop “douche” à Al Numeira effectué (d’ailleurs je ne peux pas vous dire à combien est le repas car ils nous ont dit de laisser ce qu’on voulait), on a pris la route vers le petit village d’Al-Karak pour rejoindre notre hôtel du soir, l’Hôtel Cairwan. C’est rudimentaire tout mignon, j’ai pas la patience d’attendre qu’ils fassent chauffer l’eau pour la douche (il faut les prévenir ou se doucher aux heures indiques), mais mon magnifique dessus de lit tigre compensera la douche froide. On était un peu éclatées de cette longue journée, du coup on a pas traîné et découvert le village que le lendemain matin en allant acheter deux trois fruits pour le petit déj’.

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Emilie

Photographe mariage et lifestyle basée à Toulouse, Emilie aime les gens un peu fous et plein d’amour, mais surtout, elle aime capturer tous ces petits moments de bonheur qui rendent la vie plus jolie ! De par son métier, elle pose souvent ses bagages aux quatre coins du monde et partage ses carnets de voyages par ici, entre DIY, expérimentations photographiques et bonnes adresses toulousaines ;)

4 Commentaires

  1. Reply
    Ornella

    <La Jordanie m'attire tellement fort… Surtout pour ses trésors archéologiques mais même là, ton article et tes photos attisent d'autant plus ma curiosité.

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